Dans le projet de loi 42 sur la sécurité routière qui permet l'implantation des cinémomètres pour une période d'essai de 18 mois, le gouvernement du Québec délègue au propriétaire d'un véhicule l'obligation d'obtenir des aveux de ses employés qui auront commis un excès de vitesse dans une zone de radars photo. S'il n'en obtient pas, il devra alors dénoncer l'employé ou payer l'amende à sa place.

L'industrie du camionnage ainsi que les propriétaires et chauffeurs de taxi sont contre cet aménagement de la loi qui a pourtant été prévu pour eux qui s'opposent toujours à l'installation des radars photos considérés selon eux comme une taxe déguisée qui n'aura aucun impact sur le bilan routier du Québec.

De plus, les entreprises propriétaires de véhicules craignent de devoir payer pour les infractions commises par leurs employés (chauffeurs) ou leurs clients (qui louent des automobiles). Avec la modification du projet de loi, les entreprises n'auront qu'à transmettre au Bureau des infractions automobile (BIA) le nom et les coordonnées de la personne qui conduisait le véhicule au moment de l'infraction pour qu'un nouveau constat soit rédigé au nom de cette personne. Pour les entreprises de location d'automobiles, ces aménagements permettront donc au BIA de signifier les constats d'infraction aux automobilistes responsables. Mais pour les entreprises qui devront dénoncer leurs propres employés pour être dispensées de payer les amendes, la situation risque toutefois d'être plus périlleuse et ce ystème de délation est susceptible de nuire au climat de travail.